SMITH

Camille Carbonaro

Prune Phi

En 2018, Toulouse a été choisie comme «Cité européenne de la Science». C’est la première fois qu’une ville française est ainsi choisie pour accueillir l’ESOF (EuroScience Open Forum), la plus grande rencontre interdisciplinaire sur la science et l’innovation en Europe. Toulouse, grande ville universitaire, affiche un portefeuille de recherche éclectique couvrant toutes les disciplines et offrant un environnement scientifique et d’innovation de renommée internationale avec une production scientifique de tout premier plan. Nous sommes convaincus que les sciences et les arts ont vocation à se rencontrer dans un dialogue intime et créatif qui donne à voir, à réfléchir et à s’engager. Pour Pythagore, la science et la mathématisation ne sont pas une fin en soi, mais une façon de révéler un mystère et une émotion. C’est cette même émotion que suscite aussi la photographie, devenue un art majeur qui, plus que jamais, questionne le monde qui nous entoure, rassemble les hommes et les femmes, relie nos sociétés.


Fort de cette double dialectique, est née l’envie de susciter les conditions favorables pour une production annuelle et inédite «made in Toulouse» mais ouverte sur le monde, associant photographie et sciences, création artistique et partage des savoirs. La Résidence 1+2, labellisée ESOF 2018, est un programme photographique à vocation européenne, ancré à Toulouse. Chaque année, la résidence rassemble trois photographes (1 photographe de renom + 2 jeunes photographes), trois villes (Toulouse, Bruxelles,Barcelone) et trois supports (une exposition, un coffret de trois ouvrages, un documentaire). Durant les deux mois de résidence, les trois artistes-photographes posent leurs regards d’auteur et produisent une création artistique inédite en partageant leurs savoirs respectifs.

La Résidence 1+2 produit, valorise et promeut une photographie d’auteur en liens étroits avec un patrimoine scientifique exceptionnel présent à Toulouse et en région Occitanie. Faire dialoguer «Photographie & Sciences», c’est participer à ce dialogue nécessaire entre plusieurs acteurs d’une même société, désireux de s’interroger ensemble sur la place de l’Homme dans son environnement et son rôle au sein de sociétés contemporaines connectées, en mutations constantes et interdépendantes. Pour cette troisième édition, nous sommes très heureux d’accueillir l’astronaute français, Jean-François Clervoy en tant que parrain 2018.

Cette année, la quête d’une origine manquante relie les travaux de nos trois artistes résidents : SMITH, artiste de renommée internationale, Camille Carbonaro et Prune Phi. Sous la forme d’une enquête photographique, elles explorent la part introuvable de leur identité, localisée dans le cosmos, les migrations italiennes ou la diaspora vietnamienne. Soutenues dans leurs recherches par des institutions scientifiques basées à Toulouse et sa métropole ainsi qu’en Occitanie, les artistes travaillent auprès d’astrophysicien.nes, neuroscientifiques, historien. nes ou psychologues. Ces chercheurs les accompagnent dans le prologue de cette enquête au long cours dont la Résidence 1+2 leur permet de poser les premiers jalons sous la forme d’images, fanzines, collages, diaporamas ou vidéos. Pour cette édition, l’artiste américain Noé Cuellar (Nestor), réalise un documentaire-fiction sur les trajectoires convergentes de leurs recherches respectives.

Chacun à sa façon pose la question de la place des sciences dans notre construction identitaire et celle de nos sociétés contemporaines. Un débat aux enjeux multiples que nous souhaitons partager avec tous les publics à travers plusieurs événements en octobre et novembre : une exposition à la Galerie Barrès-Rivet (du 13 octobre au 30 novembre), un colloque national au Musée d’art moderne et contemporain Les Abattoirs (le samedi 13 octobre de 9h à 18h) ainsi qu’un cycle de rencontres et médiations interactives.

Dans sa dynamique collective et participative, la Résidence 1+2 oeuvre pour que la métropole toulousaine rayonne et devienne une capitale européenne de la Photographie et des Sciences.

Nous souhaitons partager cette ambition avec vous.

– Philippe Guionie, Directeur de la Résidence 1+2

RÉSIDENCE 2018
Photographie & Sciences

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EXPOSITION


DU 13 OCT AU 30 NOVEMBRE
Galerie Barrès-Rivet – Toulouse
1 PLACE SAINTES SCARBES

– Vernissage vendredi 12 octobre à 18h30

En présence de SMITH, Camille Carbonaro, Prune Phi
et de Monsieur Jean-François Clervoy, parrain de l’édition 2018.

Galerie Barrès-Rivet 1, Place Saintes Scarbes - Toulouse
(à 4 min des Carmes et à 7 min de François Verdier)
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous


www.galeriebarresrivet.com


PRÉSENTATION EN AVANT-PREMIÈRE DES 3 OUVRAGES #2018
AUX ÉDITIONS FILIGRANES


JEUDI 11 OCTOBRE À 17H
Librairie Ombres Blanches
Salle de conférence
Toulouse
3 RUE MIREPOIX
Signatures du coffret des artistes 2018 avec SMITH, Camille Carbonaro, Prune Phi et Philippe Guionie (directeur de la Résidence 1+2). Présentée par Dominique Roux (enseignant, critique et historien de la photographie).

www.ombres-blanches.fr


COLLOQUE ANNUEL 2018

Résidence 1+2 «Photographie & Sciences»


SAMEDI 13 OCTOBRE DE 9h À 18h
Musée d’art moderne et contemporain
Les Abattoirs
Toulouse
76 ALLÉES CHARLES DE FITTE

RENCONTRE ET MÉDIATION


DIMANCHE 14 OCTOBRE À 15H
Galerie Barrès-Rivet – Toulouse
1 PLACE SAINTES SCARBES
Visite commentée de l’exposition par les artistes

www.galeriebarresrivet.com



SMITH

Né.e en 1985, SMITH est photographe, cinéaste, plasticien.ne et doctorant.e en esthétique. Son travail indisciplinaire s’appréhende comme une observation des constructions, déconstructions, délocalisations et mues de l’identité humaine. À travers l’hybridation des techniques, des médiums, l’utilisation des nouvelles technologies et de nombreuses collaborations avec des scientifiques et philosophes, SMITH développe une poétique de la métamorphose. Explorant notamment les figures transgenres du fantôme, du fantasme et de la transformation post-traumatique, SMITH donne corps à des processus de subjectivation qui agissent en creux ou en négatif, à même l’effacement, l’altération ou la blessure de l’identité. Ses oeuvres invitent à une immersion dans une esthétique de l’image auratique, propice à la contemplation ou à la rêverie. Ses travaux ont donné lieu à des expositions personnelles aux Rencontres Internationales de la photographie d’Arles (2012 et 2015), au musée de la Photographie d’Helsinki (2015), à la galerie les Filles du Calvaire (2012, 2016) mais aussi dans de nombreux festivals, musées, galeries et centres d’art en Europe, en Amérique du Nord et Latine, et en Asie. Son travail est représenté par la galerie Les Filles du Calvaire et Spectre Productions.

SITE OFFICIEL Les Filles du Calvaire



ASTROBLÈME
(Opéra)

micro space-opera épique



SMITH en collaboration avec Lucien Raphmaj, et avec le concours de l’IRAP, de la Cité de l’Espace, du Museum (Toulouse), du Pic du Midi de Bigorre et du Musée d’Histoire Naturelle de Montauban.

SMITH travaille depuis 2017 sur le projet «Désidération» en collaboration avec l’astrophysicien Jean-Philippe Uzan ; le duo explore les liens qui unissent l’humanité à son origine stellaire. Comment peut-on définir, observer, et nous réapproprier la dimension cosmique de notre généalogie ? Il s’agit de mettre en lumière les zones de jonction entre la recherche artistique et la recherche scientifique, en créant de nouvelles formes à même de modifier notre rapport à la conception de nos origines, et notre nostalgie des étoiles. Dans la continuité de ce programme, SMITH a réalisé «Astroblème», opéra photographique co-écrit avec l’écrivain Lucien Raphmaj, dans le cadre de la Résidence 1+2. Réalisé avec le concours de partenaires du domaine spatial implantés à Toulouse et sa métropole ainsi qu’en Occitanie (la Cité de l’Espace, l’IRAP, le Pic du Midi de Bigorre, les Museums de Toulouse et Montauban). «Astroblème» (mot composé de ástron (« astre ») et de blêma (« coup »), qui désigne l’ensemble des traces laissées par l’impact d’une météorite ou d’un astéroïde sur Terre) réunit textes et images pour relater les péripéties croisées d’un humain désidéré, interprété par Heriman Avy, et d’une météorite martienne, NWA 10170, en transit entre deux mondes.



CAMILLE CARBONARO

Née en 1989 à Marseille, Camille Carbonaro vit et travaille à Bruxelles. Elle est photographe, relieuse, fondatrice des éditions indépendantes Macaronibook et de la plateforme EATMYPAPER : salon d’auto-édition, micro-édition et animation d’ateliers et de workshops autour de l’objetlivre. Après une formation théorique en photographie à l’Université Paris 8 puis en image documentaire à l’ESA le Septantecinq à Bruxelles, la question de l‘image-document s’est vite installée au travers de ses séries. Ses projets s’articulent entre fiction, réalité et poésie. Identité, mémoire et construction de soi sont les thèmes abordés : photographie et récit brodent divers scénarios et modélisent une recherche sur l’évolution sociale. Pour cela, la modification et la réinterprétation des images (collage, broderie, photographie trouvée, archives...) rythment la démarche artistique de Camille Carbonaro. Chacun de ses projets est une réflexion sur la monstration des images : l’objet-livre devient noyau. Ses recherches sont une harmonieuse relation entre le papier et les images. La dimension documentaire de son travail photographique s’allie à une recherche plastique à travers l’édition. L’objet-livre est une métaphore de la mémoire et du souvenir ; un objet qui reste et qui se transmet, point central de son oeuvre.

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APPELEZ-MOI VICTORIA



Le projet de Camille Carbonaro est une archéologie visuelle qui explore les notions de mémoire, de généalogie et d’exil : un questionnement lié aux conséquences de l’immigration et de l’intégration italiennes en France. Elle aborde la construction de soi, la recherche de ses racines et l’exploration de ses traces et névroses mémorielles. Entre réalité et fiction, c’est à la fois une enquête et une quête personnelle : psychique et mystique sur ses origines lointaines, évaporées, disparues. C’est à travers la psychogénéalogie et la psychomagie théorisées par Alexandro Jodorowsky qu’elle interroge les zones floues de sa mémoire familiale. Pourquoi délaisser ses racines à la frontière ?


PRUNE PHI

Née en 1991, Prune Phi est photographe. À la suite d’études en Arts Plastiques et d’un Master en Création Artistique, Théorie et Médiation, elle poursuit une résidence d’un an au Birmingham Institute of Art and Design au Royaume-Uni où elle explore le rôle de curatrice en organisant deux expositions dans la même ville. Elle intègre ensuite l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles dont elle sort diplômée cette année.

Prune Phi a exposé lors de festivals et événements artistiques en France et au Royaume-Uni, pendant les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles ou au Centre Méditerranéen de l’Image dans l’Aude. Elle réalise un travail d’installation fait de photographies, dessins, collages, documents collectés, textes et vidéos. Elle y met en scène et en question les mécanismes de transmission au sein des familles et des communautés. Elle s’intéresse ainsi aux traits physiques qui persistent, ou au contraire, se diluent d’une génération à l’autre, aux modifications du corps et à ses anomalies. Dans d’autres ensembles, elle recueille et croise les témoignages de plusieurs générations d’immigrés et d’exilés vietnamiens sur la mémoire incertaine de leur histoire commune.

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APPEL MANQUÉ



La quête identitaire de Prune Phi l’amène aujourd’hui à faire dialoguer les témoignages de la troisième génération franco-vietnamienne installée à Toulouse, face au savoir des scientifiques sur la transmission de la mémoire, son oubli, voire son déni. Cette démarche se construit sur la ré-appropriation d’histoires familiales pour tenter de révéler les marques mnésiques qui participent à la construction et l’invention de chacun.


1+2=4


LE DOCUMENTAIRE


Dans son premier projet vidéo-documentaire, le point de vue de NESTOR révèle les trajectoires indépendantes de chacune des recherches faites par les artistes de la Résidence 1+2 à travers l’enregistrement sonore et visuel d’objets représentatifs ainsi que de l’environnement menant à chaque jeu convergent d’identité. Produit sur les lieux de production de chaque oeuvre, le documentaire est composé d’une bande son originale imaginée en réponse aux sons périphériques et au hasard.



La post-production de 1+2=4 est sponsorisée par Experimental Sound Studio (Chicago).

NESTOR

Noé Cuellar est compositeur et photographe. Il développe une recherche musicale entre instruments à vent multiformes (orgue à soufflet-pompe, harmonium, accordéon) et synthèse modulaire. Faisant converser les sons intentionnels et accidentels, l’approche de Noé Cuellar en matière d’instrumentation est centrée sur le flux d’air enregistré et simulé, et l’abstraction des instruments électroniques. En collaboration avec Joseph Kramer, il fonde en 2009 le duo Coppice, à l’origine de nombreux albums, performances live, installations sonores et films centrés sur la relation de la musique à ses objets. A Chicago, il a réalisé des oeuvres pour l’Experimental Sound Studio en partenariat avec le Chicago Park District et le Chicago Film Archives, diffusées au Musée d’Art Contemporain de Chicago, au Goethe-Institut ou à l’Université de Chicago, ainsi qu’en de nombreux lieux et festivals américains, notamment à l’Issue Project Room (New York), West Hollywood Library Council Chambers (Californie), University of Minnesota (Minneapolis), University of Michigan (Ann Arbor). Il a réalisé de nombreuses résidences à l’étranger, de l’Islande à l’Australie. Sa musique est diffusée par plusieurs labels internationaux, notamment Another Timbre (UK), Aposiopèse (FR), Entr’acte (BE) et Senufo Editions (IT).

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LE PARRAIN

JEAN-FRANÇOIS CLERVOY



Jean-François Clervoy est diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace à Toulouse, de l’Ecole du Personnel Navigant d’Essais et de Réception. Il est détaché par la Délégation Générale pour l’Armement auprès du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) en 1983 puis auprès de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) depuis 1992.

Astronaute depuis 1985, il effectue 3 missions spatiales à bord de la navette spatiale ATLANTIS en 1994 pour étudier l’atmosphère et en 1997 pour ravitailler la station russe MIR ainsi qu’en 1999, à bord de DISCOVERY, pour réparer le télescope spatial Hubble. Il totalise 28 jours et 3 heures en 439 orbites terrestres.

De 2001 à 2008, il est astronaute expert du projet de ravitailleur spatial ATV-Jules Verne. Actuellement membre du corps actif des astronautes européens, il assure aussi les fonctions de Président de la société Novespace, filiale du CNES, qui organise les vols paraboliques pour la recherche et des baptêmes de l’air en apesanteur à bord de l’airbus A310 ZERO G.

Il est breveté pilote privé, parachutiste et plongeur privé et militaire, membre de plusieurs organisations pour la promotion de l’Espace et de la protection de l’environnement.

Décoré 3 fois de la médaille «Vol spatial» et 2 fois de la médaille «Service exceptionnel» de la NASA, il est officier de l’ordre national de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’ordre national du mérite. Il est titulaire de la Médaille de l’Aéronautique.
Lorsque je regardais la Terre depuis l’espace, je ne pouvais dire si j’admirais plutôt un objet de sciences ou plutôt une œuvre d’art. Le spectacle est tellement émouvant que les astronautes consacrent la majeure partie de leur travail photographique à ce seul et unique objet-œuvre disponible dans leur champ de vue quotidien, dont ils ne savent pourtant pas décoder le comment ni le pourquoi. Est-ce ce mystère ou bien simplement la beauté inouïe de la scène qui font qu’ils ne se lassent jamais ? Comment traduire ce questionnement auprès de ceux qui n’ont pas vécu avec leur propre corps cette expérience extraterrestre ? La rencontre avec des artistes devient évidente car la transmission du «ressenti» est leur domaine. Le concept de la Résidence 1+2, orientée sur la photographie, ne pouvait donc pas me laisser indiffèrent. En acceptant très volontiers de parrainer l’édition 2018, j’ai le plaisir d’être un témoin privilégié d’une rencontre entre les sciences et les arts, laquelle contribue à valoriser le travail de très grande qualité de quelques artistes qui n’ont pas besoin de fusée pour transporter le spectateur.
Jean-François Clervoy
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