Résidence 1+2 – édition 2019

affiche résidence 1+2 - édition 2019, Mathieu Gafsou, Matilda Holloway et manon Lanjouère.

Matthieu Gafsou
Matilda Holloway
Manon Lanjouère

APPEL À PROJETS 2020 POUR 2 JEUNES PHOTOGRAPHES
Le Nouveau Site arrive très bientôt !
En attendant retrouvez-nous sur Facebook : residence1plus2
Instragram : @residence1plus2
& Twitter : @residence1plus2

DATES À RETENIR

PRÉSENTATION EN AVANT-PREMIÈRE DU COFFRET 3 OUVRAGES #2019 AUX ÉDITIONS FILIGRANES

Suivie d’une séance de signatures par les photographes 2019 :
Matthieu GAFSOU, Matilda HOLLOWAY, Manon LANJOUÈRE
Présentée par Dominique ROUX

Jeudi 10 octobre à 19h

Salle de conférence - Librairie Ombres Blanches - 3, rue Mirepoix - Toulouse
www.ombres-blanches.fr

COLLOQUE ANNUEL 2019 «Photographie & Sciences»

Samedi 12 octobre de 8h30 à 18h au Théâtre de la Cité

Théâtre de la Cité - 1, rue Pierre Baudis - Toulouse
www.theatre-cite.com

JURY FINAL DE LA RÉSIDENCE 1+2 TOULOUSE #2020

Dimanche 13 octobre à 10h

Quai des Savoirs - 39, allées Jules-Guesde - Toulouse
www.quaidessavoirs.fr

EXPOSITION DE LA RÉSIDENCE 1+2 TOULOUSE #2019

Du 17 octobre au 17 novembre 2019

Vernissage mercredi 16 octobre à 18h

En présence de Matthieu GAFSOU, Matilda HOLLOWAY, Manon LANJOUÈRE
CITIZEN JiF, réalisateur du film de création (format 26’)
et de Sylvestre MAURICE, parrain de l’édition 2019

Chapelle des Cordeliers - 13, rue des Lois - Toulouse

©Matthieu Gafsou / Maps – Matthieu Gafsou, Matilda Holloway & Manon Lanjouère.

RÉSIDENCE 1+2 – EDITION 2019

EDITO

« Les quelques discussions que j’ai eu avec les artistes m’ont aidé à avoir une perspective sur ce que je fais. Nous, les scientifiques, nous sommes très accrochés à la réalité. Nous sommes des explorateurs, à vrai dire assez peu rêveurs. Avec eux, j’ai retrouvé cette part de rêve ». Ces mots d’une grande sincérité sont ceux de notre parrain, Sylvestre Maurice, astrophysicien, astronome et planétologue, spécialiste de l’exploration du système solaire. Il témoigne de la curiosité touchante d’un scientifique à la renommée internationale pour des modes d’expressions artistiques à la force évocatrice insoupçonnée.

Il est vrai qu’à première vue, tout oppose photographie et science : elles n’ont ni le même objet, ni les mêmes méthodes et finalités. Si la première s’inscrit dans la raison et la réalité, la seconde convoque le sensible et les imaginaires. Et pourtant, à y regarder de plus près, elles ont en commun de questionner le monde en rendant visible l’invisible, repoussant les frontières de la connaissance, donnant à voir autrement. Si la photographie raconte les circonvolutions du monde, les sciences nous aident à mieux le comprendre. 

Créée fin 2015, la Résidence 1+2 a pour ambition de faire se rencontrer des personnes qui à priori n’avaient aucune chance de dialoguer ensemble. A mi-chemin entre création et partage des savoirs, elle associe la photographie avec les sciences, produit, valorise et promeut une photographie d’auteur en liens étroits avec un patrimoine scientifique exceptionnel présent à Toulouse et en région Occitanie. Nous souhaitons créer, dans un esprit collaboratif et participatif, les conditions idoines permettant la fabrication de contenus sensibles. A Toulouse, artistes et scientifiques partagent des réflexions et des ressources, composent des savoirs inédits dans une sorte de fabrique des possibles. A une époque où les frontières s’effritent entre toutes les disciplines, réunir dans un même projet artistes et scientifiques, c’est les inviter à unir leurs forces, à impulser de nouvelles transversalités, à renouveler les formes créatives pour nous aider ensemble à mieux comprendre et agir face aux enjeux du monde contemporain. Pour cette quatrième édition, nos trois photographes en résidence s’inscrivent pleinement dans cette dynamique pluridisciplinaire explorant de nouveaux espaces de créations. Au croisement des sciences de l’environnement et sciences humaines (Matthieu Gafsou), des sciences de la représentation et sciences naturelles (Matilda Holloway), et des sciences aéronautiques et propulsions aérodynamiques (Manon Lanjouère), chacun participe de cette hybridation des champs de la connaissance. Soutenus dans leurs recherches par des institutions et des scientifiques inscrits sur le territoire métropolitain et régional, ils nous offrent leur subjectivité sur des surfaces sensibles multiples et renouvelées - photographies, détournements d’images, fictions, dessins, écritures, installations - dans une relecture assumée du réel.

En associant chaque année, pendant deux mois de production, trois photographes d’horizons, de générations et de pratiques différentes, la Résidence 1+2 se revendique comme un champ de confluences et un laboratoire d’expérimentations. En octobre-novembre, leurs oeuvres sont présentées sur des supports distincts comme autant de manières de raconter la même histoire : une exposition à la Chapelle des Cordeliers (17 octobre-17 novembre) et un coffret de trois ouvrages (éditions Filigranes). Un film de création (26 minutes) est confié au vidéaste Citizen JiF afin de mettre en perspective les trajectoires convergentes de nos résidents. 

Comprendre et agir face aux enjeux du monde contemporain, c’est aussi interpeler chaque citoyen et construire avec lui de nouvelles réflexions pour de nouvelles pratiques. Ainsi, un week-end inaugural ouvert à tous les publics est organisé avec plusieurs temps forts dont le colloque national « Photographie & Sciences » au Théâtre de la Cité (12 octobre) où photographes, scientifiques et citoyens échangent lors de plusieurs tables-rondes thématiques et interactives. 

En 2018, j’avais écrit : « la photographie et les sciences, un dialogue pour s’engager ». En 2019, ces deux disciplines enfin réunies ne sont-elles pas la matrice d’une liberté retrouvée ?

MATHIEU GAFSOU

Photographe de renom

Matthieu Gafsou est un photographe franco-suisse, né en 1981. Après une maîtrise en philosophie, littérature et cinéma à l’Université de Lausanne, il étudie la photographie à l’Ecole des Arts Appliqués de Vevey. En 2009, il reçoit le prestigieux «Prix de la fondation HSBC pour la photographie» et en 2010, il est invité dans l’exposition collective ReGeneration2 au musée de l’Elysée avec la Fondation Aperture. En 2014, son travail Only God Can Judge Me est présenté au Musée de l’Elysée à Lausanne. Ses séries photographiques ont fait l’objet de cinq monographies et de nombreuses publications. Parallèlement à sa pratique artistique, il enseigne à la haute école d’art et de design de Lausanne (ECAL). En 2018, son dernier projet, H+, a fait l’objet d’une grande exposition monographique aux Rencontres de la photographie d’Arles.
Il vit et travaille à Lausanne en Suisse.

www.gafsou.ch

Matthieu Gafsou / MAPS – Résidence 1+2 édition 2019

Notre relation au monde change. Le futur est désormais vu comme un horizon inquiétant. Le point de départ de ce projet vient certainement de la transformation qui s’est opérée dans ma relation au monde: l’effritement d’une vision d’avenir sereine, l’apparition de l’angoisse non plus comme révélateur de mes failles intimes mais de la menace qui pèse sur «l’extime» : le territoire, le monde, ce qui m’entoure et me semblait immuable. Il s’agit d’explorer la notion d’effondrement, considérée comme un nouveau récit de civilisation.

J’ai choisi, à travers une approche qui s’apparente à une enquête mais selon des modalités volontairement subjectives, de travailler et d’interroger les faits qui touchent à cette thématique transdisciplinaire et parfois contestable méthodologiquement mais qui permet une focalisation qui s’arrache des chapelles et des visions parfois normatives qu’impose la fabrication des savoirs. Cette approche, vulgarisée en France par Pablo Servigne et Raphael Stevens sous le néologisme de collapsologie, propose une lecture multifactorielle, hétérogène, de diverses crises dont la conjonction devrait accélérer ou provoquer le déclin de notre civilisation.
J’ai conscience de la dimension emphatique de ce discours et, plutôt que de limiter uniquement mon projet à l’énumération factuelle des causes de cette crise (pollution, réchauffement, crises sociales et migratoires, crises financières, etc.), plutôt que de convoquer uniquement de grands concepts, comme l’anthropocène par exemple, j’ai choisi de thématiser la dimension intime d’un tel horizon. Comment suis-je affecté par cette perspective et surtout comment cette dernière, déjà, par touches discrètes, influence mon quotidien. Pour ce faire, j’ai décidé de mettre en œuvre un langage visuel éclaté, complexe, qui tout à la fois montre certains aspects factuels (la neige qui fond en février dans les Alpes par exemple), d’autres intimes ou proches de mon quotidien (ce magasin fermé suite à une tempête exceptionnelle imputée aux changements climatiques). Mais il me semble essentiel d’intégrer à ce projet une dimension philosophique, de questionner notre relation à ce qui nous entoure et d’essayer de thématiser la violence de notre relation au milieu. C’est la raison pour laquelle j’essaie aussi d’éclater la forme du paysage via des photographies faites depuis le sol, qui montrent la biodiversité ou son absence, qui changent aussi le point de vue et témoignent, je l’espère d’une relation autre à l’environnement (car le paysage dans sa forme artistique renvoie souvent à une forme idéalisée du territoire). Enfin, certaines photographies, plus ambiguës, rappellent mes propres contradictions et mettent littéralement en scène la violence de ma façon de me servir des ressources qui m’entourent.
Ce projet est donc constitué d’un noyau de photographies documentaires régulièrement balancées par des images plus allégoriques qui permettront de déplacer la représentation vers des dimensions philosophique et personnelle. Le principal enjeu formel, c’est de trouver le chemin qui rende l’ensemble intelligible. Cette recherche est passionnante, mais fine, délicate, fragile, à l’image de la thématique que j’essaie de mettre en lumière. Il s’agit de rendre intimes les questions posées par la science, d’opérer ce glissement vers le sensible et de participer à un concert de voix que j’estime à titre personnel nécessaire.

– Matthieu Gafsou

En partenariat avec le CNRS Occitanie Ouest

MATILDA HOLLOWAY

Jeune photographe

Matilda Holloway est née en 1989. Elle est cinéaste, photographe et traductrice audiovisuelle et littéraire. Elle mène depuis 2017 un doctorat de recherche-création en Études Audiovisuelles qui interroge la dimension hétérotopique du médium audiovisuel, son potentiel à faire découvrir et à créer des espaces autres.
S’inspirant du genre de la science-fiction et de l’imaginaire du roman gothique anglais comme du fantastique, sa pratique expérimente les modes narratifs, questionne nos modes de perception et concerne de manière plus générale les manières dont le rapport humain au monde peut être repensé à l’époque contemporaine.
Elle vit et travaille à Toulouse.

www.matildaholloway.com

Matilda Holloway – Résidence 1+2 édition 2019

Un curieux aura entoure l’idée du laboratoire. Entre hypothèses, mesures, observations, expériences et découvertes, le laboratoire scientifique retient un formidable potentiel d’imaginaire, incarne une place forte de la connaissance. La dimension structurante des savoirs qui s’y modèlent est fascinante ; ils orientent notre conception du et rapport au monde, tout en conservant un versant mystérieux, hors de portée pour beaucoup d’entre nous.

De là l’idée d’un ensemble de portraits, à la fois fantasmés et factuels, de laboratoires de recherche à Toulouse et dans sa région. M’orientant dans les dédales de ce milieu à partir d’un second questionnement – celui du renouveau des modes de perception au temps de l’anthropocène – c’est vers des laboratoires ayant pour « thème » un ou plusieurs des cinq éléments naturels (l’air, le feu, l’eau, la terre et l’éther) que je me suis tournée. Ainsi, j’ai été accueillie par l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, Géosciences et Environnement Toulouse, la Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale de Moulis, le Laboratoire Plasma et Converstion d’Energie, le Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales et Calligée, une entreprise spécialisée dans les sciences et techniques géologiques.
De ces visites émerge actuellement une série de photographies argentiques en noir et blanc, des prises de vue effectuées dans les différentes plate-formes expérimentales que j’ai pu visiter. Lieux de passage et d’archivage, raccordements et détails d’installations techniques, murs et plafonds... Quelques silhouettes. Les rencontres, elles, donnent lieu à des entretiens spécifiques à chaque interlocuteur suivant sa recherche actuelle, sa posture, les types d’expériences menées, le vocabulaire propre à son domaine de spécialisation... elles seront assemblées dans une bande sonore.

– Matilda Holloway

En partenariat avec le CNRS Occitanie Ouest

MANON LANJOUÈRE

Jeune photographe

Manon Lanjouère est née en 1993. Après un parcours en Histoire de l’Art à la Sorbonne, elle intègre l’école des Gobelins d’où elle sort diplômée en 2017, dans les majors de sa promotion.
Évoluant parallèlement au sein d’un théâtre parisien, sa pratique de la photographie est marquée par la mise en scène et le décor. Son travail s’attache à dépeindre des mondes fictifs. La distance avec le récit, impliquée par l’utilisation des expressions scientifiques réinterprétées, permettent au spectateur de s’approprier les histoires qu’elle met en scène. Le scientifique et le poétique sont les deux moteurs de sa recherche photographique. Dans les différents sujets qu’elle aborde, la tentative de comprendre l’interaction entre le paysage et l’humain reste central. Son travail Bleu Glacé, réalisé en 2016, a été exposé dans de nombreux festivals incontournables. Elle a été finaliste du prix Bourse du Talent#71, du prix QPN, et du prix Emerging Photographer Grunt de Burn Magazine (USA). Son travail Demande à la poussière réalisé en 2017, a obtenu le prix Fidal Youth et a été exposé à Paris Photo en 2018.
Elle vit et travaille à Paris.

www.manonlajouere.com

Manon Lanjouère – Résidence 1+2 édition 2019

De tout temps, l’homme observa la voûte céleste. Toujours présente au-dessus de sa tête, les planètes et les étoiles ont stimulé l’imagination de l’homme, suscité en lui le désir de les atteindre. Rapidement, il rêva la nuit qu’il « avait trouvé le secret de s’affranchir des lois de la pesanteur, de manière que son corps étant devenu indifférent à monter ou descendre, il pouvait faire l’un ou l’autre avec une facilité égale et d’après sa volonté » nous raconte Brillat-Savarin. Ce vol onirique se mobilisant sous une impulsion légère est l’impression même du bond pur, d’une impulsion à jamais suspendue. L’homme devient alors, à travers son rêve un être léger et flottant, retrouvant ainsi la matrice maternelle.

Mais notre désir de voler, aussi ancien que l’humanité, nécessite néanmoins un surpassement du corps, qui seul peine à s’élever. Mais comment résoudre ce problème de la mécanique du vol ? Comment trouver cette dynamique nous permettant de nous affranchir des lois de la gravité ? Cette quête, qui jusqu’ici, n’était que visuelle se transforma peu à peu en un projet physique. Pour atteindre ces altitudes extrêmes, l’homme dut faire en sorte que la force centrifuge et l’attraction terrestre se compensent exactement. Pour que le véhicule choisit reçoive une impulsion mathématiquement exacte, l’homme eut recours à la vieille mécanique céleste. Ainsi naquit la science de l’astronautique, capable de prédire la trajectoire et la vitesse de tout projectile. Les voyages hors de notre atmosphère se dessinent alors, mais où s’agit-il d’aller ? Cette fuite vers le ciel, nous fera imaginer avec envie le vol des astronautes en impesanteur, devenant ainsi des agents révélateurs de ce rêve sous-jacent.
Alors que, 2019 marque l’anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune, cette dernière ne pourrait-être que le premier jalon sur la route de l’infini, un laboratoire idéal pour résoudre les mystères sur l’origine du monde.
Avec la mécanique céleste, je me fais le vaisseau d’un voyage imaginaire, nous transportant dans les confins du monde, un voyage dans l’histoire de la mécanique de propulsion et vers le vide spatial. Nous rappelant ainsi que l’imaginaire fut et sera très souvent le véhicule idéal de la simulation des propositions savantes.

– Manon Lanjouère

En partenariat avec ISAE-SUPAERO et la Cité de l’Espace (Toulouse Métropole)

LE FILM DE CRÉATION

Réalisation : Citizen JiF

A chaque édition, la Résidence 1+2 invite un.e réalisateur. trice et produit un film de format 26’. Ce film de création est une «carte blanche» dont le fil rouge est la vie au sein de la Résidence 1+2. Alternant approche documentaire ou fictionnel, il donne à voir le travail de recherches des photographes, leurs productions, questionnements ou doutes, leur complicité,... Grâce à ce support filmique, les spectateurs entrent dans l’intimité du procesus de création artistique des deux mois de résidence à Toulouse. Chaque court-métrage est partie prenante de la collection de films de la Résidence 1+2. Il est projeté en avant-première lors du week-end inaugural (mi-octobre) suivi d’un cycle de projections commentées à la Cinémathèque de Toulouse ou dans des festivals de cinéma.

Après Marjorie Calle en 2016 avec Diana Alice Léa, Clémentine Carrié en 2017 avec Les jours - Cahiers photographiques et Noé Cuéllar en 2018 avec 1+2=4, Citizen JiF est le nouveau réalisateur 2019 de la Résidence 1+2 « Photographie & Sciences ».
Cette année, la Résidence 1+2 a confié à cet artiste polymorphe la réalisation de son film de création (format 26 mn) pour son édition 2019. Citizen JiF réalisera également le programme «Création Capsules 2019» un nouveau format de vidéos très courtes, illustrant les actualités de la Résidence 1+2. Cette carte blanche d’une année, véritable création inédite est à suivre tous les 15 jours, sur les réseaux sociaux de la Résidence 1+2.

LE PARRAIN 2019

SYLVESTRE MAURICE

Né en 1966, Sylvestre Maurice est astrophysicien à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP, CNRS/UT3 - Paul Sabatier/CNES), astronome à l’Observatoire Midi-Pyrénées. Il est planétologue, spécialiste de l’exploration du système solaire. Sylvestre Maurice a participé à de nombreuses missions d’exploration du Système solaire de l’Agence spatiale européenne et de la NASA. Il a ainsi étudié l’environnement de plasma et le champ magnétique de Saturne dans le cadre de la mission Cassini. Dans le même temps, il s’est intéressé à la composition chimique des surfaces planétaires, en commençant par la surface lunaire dans le cadre de la mission Lunar Prospector. Il a contribué, avec des collaborateurs américains, à la découverte de glace d’eau aux pôles de la Lune (1998) par spectroscopie neutron. Embarquant ce type d’instrument, la même équipe a découvert de l’eau à l’équateur de Mars (2004) grâce à la mission Mars Odyssey, et de la glace d’eau aux pôles de Mercure (2011) grâce à la mission Messenger. À partir de 2005, il imagine et coordonne avec son collègue Roger Wiens du Los Alamos National Laboratory la construction de l’instrument ChemCam à bord du rover Curiosity de la NASA. Cet instrument fournit les premières données françaises à la surface de Mars en 2012 et permet, avec les autres instruments de la mission, de démontrer l’habitabilité passée de Mars. Il coordonne aussi avec Fernando Rull de l’université de Valladolid le développement de l’instrument Raman sur le rover martien ExoMars de l’ESA qui devrait analyser la composition minéralogique des échantillons prélevés par la foreuse du rover, sous la surface de Mars jusqu’à 2 m de profondeur, pour identifier – si cela se présentait – des traces d’une vie passée sur Mars. Le rover ExoMars de l’ESA sera lancé en 2020. En 2014, il présente avec Roger Wiens une version améliorée de ChemCam pour le prochain rover de la NASA, Mars 2020. Sélectionné par la NASA sous le nom de SuperCam, cet instrument reprendra l’analyse chimique de ChemCam, et embarque de nouvelles voies de mesure Raman et infrarouge pour la composition minérale de Mars. La mission Mars 2020 a pour but de déterminer si la vie s’est développée à la surface de Mars et de préparer un ensemble d’échantillons qui seront rapportés sur Terre dans le cadre de futures missions martiennes, appelées missions de retour d’échantillons. La mission Mars 2020 décollera en juillet 2020.

FACTORY 2019

La Factory est un programme de résidence en entreprises ou en institutions, partenaires ou non du programme 1+2. Sur une période donnée, un photographe propose un regard d’auteur inédit sur la structure concernée en revisitant son histoire, ses modes opératoires, sa production, ses savoirs-faire. La Résidence 1+2 a pour ambition de créer une pépinière de jeunes photographes et un réseau d’entreprises et institutions, sensibles aux expressions artistiques.

RÉSERVE NATURELLE DE LA CONFLUENCE GARONNE-ARIÈGE

ADRIEN BASSE-CATHALINAT

portrait Fatoumata Tioye Coulibaly

Après Hélène Bellenger, lauréate de la Factory 2018 à la Cinémathèque de Toulouse (une série exposée aux Rencontres d’Arles 2018, au Festival Circulations et au centre photographique de l’Hôtel Fontfreyde en 2019), Adrien Basse-Cathalinat, lauréat de la Factory 2019, réalise une série inédite sur les crues et l’inondabilité de la zone humide de la Confluence Garonne-Ariège. En partenariat avec l’association Nature En Occitanie, il pose un regard poétique et interrogatif sur ces espaces fragiles.
Entre abstraction scientifique et réalité territoriale, Adrien Basse-Cathalinat superpose des images scientifiques relatives au phénomène des crues (schémas, graphiques,...) à ses propres prises de vues photographiques. En posant son regard sensible sur les paysages de la Confluence Garonne-Ariège, il nous questionne sur les causes et les conséquences du phénomène des crues, aujourd’hui.

AÉROPORT DE TOULOUSE FRANCAZAL À CUGNAUX

Photographe en cours de selection

En partenariat avec la société Edeis qui assure la gestion d’une partie du site de l’aéroport de Francazal à Cugnaux (territoire de Toulouse Métropole), un photographe pose un regard sensible et distancié sur une friche industrielle au patrimoine remarquable.

HORS LES MURS 2019

Dans le cadre du dispositif « Visa pour la création » de l’Institut français, la Résidence 1+2 Hors les murs, en partenariat avec l’association « Le Capech a la cote », accueille en résidence l’artiste malienne Fatoumata Tioye Coulibaly à Castelnau d’Estrétefonds.
portrait Fatoumata Tioye Coulibaly

Pendant deux mois, Fatoumata part à la découverte d’un territoire inconnu, situé au nord de l’agglomération toulousaine en Haute-Garonne, multipliant les rencontres et participant activement à la vie locale. À travers une installation finale associant photographies et vidéos, elle expérimente le regard intuitif d’une jeune femme africaine découvrant un espace et une temporalité jusqu’alors inconnus. Elle interroge le paysage, les bruits, le temps qui passe, les couleurs,... afin de créer les conditions tangibles d’un dialogue intime entre ce territoire à l’identité ambivalente entre ruralité et urbanité et sa ville natale, tentaculaire, Bamako.

Directeur de la Résidence 1+2

Philippe GUIONIE
contact@1plus2.fr
+33 (0)6 09 39 70 29
Communication
Relations Presse
Partenariats


Christine BRÉCHEMIER
christine@izo-rp.com
+33 (0)6 82 47 97 82